Le livre de Sylvie Le Faucheur « Et si la reconnaissance au travail prenait sa place dans l’entreprise ? » est représentatif du stress/malaise en entreprise (cf. les nombreux articles sur les RPS…). L’auteur n’hésite pas à réhabiliter une reconnaissance au service du bien-être mais également de la performance ! Cette lecture a été le point de départ d’une réflexion…
La reconnaissance est un besoin universel qui est issue d’une interaction entre deux individus ou entre un individu et un collectif. C’est une notion subjective (tout le monde ne reconnait pas les signes de reconnaissance de la même façon…). Sa valeur est donc relative et paradoxalement primordiale quand elle fait sens !
Il me semble que l’on touche là à quelque chose de fondamental dans l’engagement d’une personne au travail. On constate dans toutes les méthodes permettant la prise de décisions en équipe (Holacratie ® et Sociocratie … il y en a certainement d’autres), que ces processus permettent de (1) de prendre en compte et de reconnaitre les apports de chacun et (2) de mobiliser une équipe pour un but commun reconnu de tous. On retrouve cela par exemple dans le leadership partagé où le leadership est idéalement porté par l’objectif commun faisant sens pour tous.
Mais dans la vision collective d’une équipe, on constate ses actions et ses résultats principalement ! Le « comment on a fait pour bien fonctionner » ne semble pas pris en compte dans une quelconque reconnaissance… Oscar Berg (@oscarberg) dans son article « The collaboration pyramid (or iceberg) » (merci à @O_Berard pour cette découverte ;-)) aborde cette difficulté en montrant que la majorité des activités porteuses de valeurs sont cachées.
Illustration issue de l'article « The collaboration pyramid (or iceberg) » de Oscar Berg
La « collaboration sociale » devrait être reconnue et mise en valeur (et cela avant même d’envisager prendre une solution de RSE !). Ce serait la première étape d’une collaboration plus porteuse de sens !
Comme le dit si bien André Comte-Sponville dans une intervention « Sens du Travail, bonheur et motivation », le travail n’étant pas une valeur morale, elle doit donc avoir un sens. Il faut proposer aux collaborateurs autre chose qu’un salaire : monter en compétences, travailler selon ses valeurs… et la reconnaissance !
A ajouter aux 4 vertus cardinales de l'entreprise 2.0 de @ClaudeSuper !







C'était le sujet du dernier Café RH organisé à Dijon par l'Association Personnance et le Master RH. Un sujet complexe, car la reconnaissance est parfois proche du paternalisme. Et souvent la reconnaissance non-monétaire est utilisée comme un outil de performance autant que de bien-être.
Je vous propose le site www.europeansociallabel.org, qui propose une labellisation fondée uniquement sur le vote des salariés sur 20 questions significative de la politique sociale des entreprises.
Merci pour votre document très bien documenté.
Emmanuel
Rédigé par : Emmanuel Mignot | 26/03/2012 à 11:49
Merci pour ce commentaire ! Je vais de ce pas regerder ce site www.europeansociallabel.org .. ;-)
Rédigé par : Anne-Claude Boutin | 26/03/2012 à 17:50